Union Intersyndicale - Université de Toulon

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Tag - coordination nationale

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mardi 21 janvier 2020

Compte-rendu de l’Assemblée générale de coordination des facs et labos en lutte

Samedi 18 janvier, Université Paris Diderot

Dans le cadre de la mobilisation contre la casse des retraites, la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et la précarité, une Assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte s’est tenue samedi 18 janvier à l’Université Paris Diderot. Plus de 200 personnes (étudiant.e.s, enseignant.e.s / chercheur.e.s titulaires et précaires, personnel technique et administratif) étaient présentes physiquement, et une centaine a participé à distance, représentant des départements et laboratoires en lutte de 50 universités, instituts et établissements publics de recherche ainsi que des membres de l’interfac étudiante, de syndicats, du collectif des précaires d’Ile de France et de l’AG des revues en lutte – des chiffres en hausse prononcée par rapport aux AG du 2 et du 14 décembre 2019.

Durant toute la journée nous avons cherché à nous coordonner pour étendre la grève, notamment dans les deux semaines décisives qui arrivent : nous avons conscience d'avoir la responsabilité d'être le prochain secteur moteur de la grève interprofessionnelle qui, avec les étudiant.e.s, permettra de gagner sur les retraites, et donc sur la LPPR, et d’obtenir de victoires significatives contre la précarité des étudiant.e.s et des travailleur.se.s de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR).

Le matin, après des interventions sur la réforme des retraites, la LPPR et la précarité dans l’ESR, un tour des facs et labos en lutte a confirmé que la mobilisation ne cessait de s’étendre dans le monde universitaire, en particulier depuis la rentrée de janvier, avec une grande diversité de situations selon les établissements et les disciplines. Des modes d’action multiples sont mis en œuvre dans le cadre de la grève : manifestations, participation aux réunions et actions interprofessionnelles, mise en place de caisses de grève, flashmobs, perturbations des vœux et des déplacements de divers dirigeant.es, suspension ou transformation des enseignements, organisation d’ateliers des grévistes, annulation des examens, annulation ou report des manifestations scientifiques, arrêt des activités de recherche, et notamment des revues, dont plusieurs dizaines se sont mises en grève. La visibilité de ces actions permet de faire de la grève des facs et des labos un sujet que peu de collègues peuvent ignorer - les AG seront encore nombreuses cette semaine - et que le ministère commence à craindre. En repoussant la discussion sur la LPPR après avril (initialement prévue en janvier) et la réforme des ESPE d'un an, nos ministres cherchent à refroidir la mobilisation par un jeu de dupes dans lequel nous ne tomberons pas.

L’après-midi, nous avons discuté des différents moyens d’agir et de se structurer pour étendre et renforcer la mobilisation. Il est sorti des débats une série d’actions et de revendications qui ont été votées à l’unanimité : la participation à toutes les journées d'action interprofessionnelle, la reconduction d’un comité national de mobilisation, la mise en place de comités de mobilisation locaux partout où c’est possible, l’établissement d’une caisse de grève, l’appel à la démission d’Antoine Petit, PDG du CNRS, et à la dissolution de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), l’appel à une rétention des notes. A été aussi voté à la majorité des présent.e.s l’appel à une grève totale de toutes nos activités et l’arrêt de recrutement de vacataires. Une motion reprenant ces points et les raisons de notre lutte a été rédigée, discutée et votée à l’unanimité.

Enfin, l’Assemblée générale appelle à la tenue d’une Coordination nationale des facs et labos en lutte les 1er et 2 février 2020 et pour laquelle nous commencerons à démarcher tous les laboratoires et universités en lutte dès cette semaine.

Motion de l’Assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 18 janvier 2020 - Paris 7

L’assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 18 janvier 2020 à Paris a rassemblé des étudiant·e·s, des enseignant·e·s-chercheur·e·s, enseignant·e·s, chercheur·e·s, personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques (BIATSS), venu·e·s de nombreux établissements, de toute la France.

L’assemblée générale constate une transformation du mouvement social pour le retrait du projet de réforme des retraites à points. Son caractère de plus en plus généralisé et interprofessionnel, qui associe aux cheminots et aux travailleur·se·s de la RATP les personnels hospitaliers, de l'éducation nationale, de la justice, de la culture, les dockers, gaziers, personnels des raffineries, Gilets jaunes, etc. confirme le renouvellement de la mobilisation, après six semaines de grève. La même logique néolibérale conduit aux mêmes problèmes dans tous les secteurs en lutte : mise en concurrence systématique, perte de sens du métier et de son utilité sociale, destruction du service public, maltraitance des agent·e·s et des usager·e·s et risques pour leur santé, course à la rentabilité, recul de la solidarité, précarisation, bureaucratisation, répression, discrimination (de genre, classe et race), etc.

Dans ce contexte, les travailleur·se·s et usager·e·s de l'enseignement supérieur et la recherche prennent une part de plus en plus grande à la lutte. Dans les facs et les labos, depuis début janvier, on le sent bien : l'ambiance a changé. Malgré des tentatives d'intimidation et de blocage des mobilisations (fermeture d'universités, atteintes au droit de réunion des personnels et des étudiant·e·s, violences policières dans les manifestations...) la mobilisation ne cesse de se développer, dans de nombreux établissements. Des centaines de travailleur·se·s de l'ESR sont en grève reconductible et ont cessé toutes leurs activités professionnelles. Des examens n'ont pas pu se tenir, des enseignements ont été suspendus ou transformés. Chaque jour de nouveaux laboratoires interrompent leurs activités de production et valorisation de la recherche (séminaires, colloques...), des revues se déclarent en grève, les ateliers d'éducation populaire se multiplient, les cortèges universitaires dans les manifestations rassemblent, toujours plus largement, des milliers de personnes, de multiples actions de perturbation et de blocage ont lieu.

L'Assemblée générale s'oppose avec détermination à la politique du gouvernement et de ses allié.e.s sur l'enseignement supérieur et la recherche. En particulier, nous portons la lutte contre trois pans fondamentaux de cette politique qui déstabilisent en profondeur un service public d'enseignement et de recherche déjà malmené par un sous-financement chronique et de multiples réformes régressives (loi LRU, loi Fioraso, loi ORE, Parcoursup, loi de transformation de la fonction publique, etc.).

1° Si elle devait passer, la réforme des retraites affecterait très durement tout le personnel de l'enseignement et de la recherche, un secteur de plus en plus marqué par des carrières tardives et accidentées. Cette réforme toucherait d'autant plus violemment les plus précaires et les moins bien payé·e·s, et surtout les femmes.

2° La Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche (LPPR) en préparation, loi « inégalitaire et darwinienne » (dixit Antoine Petit, le PDG du CNRS), loin d'apporter des éléments pour lutter efficacement contre la précarité et la surcharge de travail des personnels des facs et des labos, dégraderait nos statuts et nos conditions de travail : modulation de service obligatoire, CDI-chantier, tenure track.

3° Avec la réforme de l'assurance-chômage de 2019, qui cible les contrats courts, les précaires de l'enseignement et de la recherche voient leur situation s’aggraver. Cependant, la précarité n'est pas seulement le résultat de ces politiques récentes, mais le résultat d'une dégradation continue des moyens, des conditions de travail et des statuts à l'université. Aujourd'hui, les universités et les laboratoires vivent de l'exploitation des précaires, que ce soit pour l'enseignement, la recherche ou l'administration. La précarité qui marque l'ESR est aussi celle des étudiant·e·s, parfois obligé·e·s de cumuler études et emploi dans des conditions toujours plus difficiles.

Notre lutte s’inscrit dans la défense du principe de solidarité et des services publics. Elle vise à défendre l’université comme lieu ouvert à tout·e·s. Pour une université critique des politiques néolibérales en son sein et dans l’ensemble de la société. Pour une recherche et un enseignement libres et indépendants des intérêts du marché. Créons des lieux et des outils pour produire des savoirs qui nous émancipent!

__L’Assemblée Générale appelle à amplifier les luttes localement et au niveau national pour étendre la mobilisation au sein de l’ESR et dans les actions interprofessionnelles, et pour faire converger tou·te·s celles et ceux qui luttent vers la grève générale et illimitée.

Pour cela, l'Assemblée générale demande la démission d’Antoine Petit, PDG du CNRS et à la dissolution de la Conférence des Présidents d’Université (CPU). Elle appelle les travailleurs et travailleuses de l'enseignement supérieur et de la recherche à la rétention des notes, l'arrêt de toutes nos activités et en particulier du recrutement de vacataires.__

Cette motion est adoptée à l'unanimité

Etablissements représentés : Aix Marseille, Amiens, Angers, Bordeaux Montaigne, Caen, CNAM, Ecole du Journalisme, EHESS, ENS Ulm, ENSFEA Toulouse, Evry, Paris Saclay, Lille, Lyon 2, Nice, Paris 1, P3, Sorbonne Université, Université de Paris, P8, Dauphine, P10, Paris Saclay, Paris Est Créteil, P13, Paris Est Marne La Vallée, Université Versailles Saint Quentin, Poitiers, Reims, Rennes 2, Rouen, Saint Etienne, Strasbourg, Toulouse, Tours, Université de Lorraine, IFSTTAR, INRA, MNHN, CNRS, INED, INRIA, CEA

+ à distance : Pau, Grenoble, Bourgogne, Lyon 1, Université Bordeaux, IUT Blagnac, Cergy-Pontoise

mercredi 18 décembre 2019

Motion de l’Assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 14 décembre 2019 à Bagnolet

https://universiteouverte.org/2019/12/16/motion-de-lassemblee-generale-nationale-de-coordination-des-facs-et-labos-en-lutte-reunie-le-14-decembre-2019-a-bagnolet/

L’assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 14 décembre 2019 à Bagnolet a rassemblé des étudiant·es, des enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, chercheur·ses, personnels ingénieur·es, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques (BIATSS), venu·es de plusieurs établissements.

L’assemblée générale constate que la réforme des retraites n’est qu’un aspect des politiques néolibérales mises en place par les gouvernements successifs depuis une trentaine d’années. La violence de ces politiques qui empêchent de travailler sereinement, de se nourrir correctement, de se loger dignement ; la violence de ces politiques qui tuent, appelle une mobilisation plus déterminée. Il est urgent de prendre conscience de la situation actuelle et de sortir de nos routines. La réforme des retraites ne peut être isolée des autres réformes passées ou en cours, celle de l’assurance chômage, celles qui touchent l’éducation nationale et l’enseignement supérieur (loi ORE et Parcoursup, Réforme Blanquer, augmentation des frais d’inscription à l’université, notamment pour les étudiant·es étranger·es extra-européen·nes, réforme du recrutement et de la formation des enseignants du second degré, LPPR…).

Ces différentes réformes contribuent à la précarisation croissante de tou·tes, y compris dans l’ESR : étudiant·es français·es et étrangèr·es surtout, enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, chercheur·ses, personnels BIATSS.

La préparation de la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche, loin d’apporter des éléments pour lutter efficacement contre la précarité et la surcharge de travail des personnels des facs et des labos, annonce une destruction des dernières garanties sur les conditions de travail, en particulier des enseignant·es-chercheur·ses : modulation de service obligatoire, non paiement des heures complémentaires (fin des 192h de service), CDI-chantier, titularisations encore plus rares et tardives (tenure track). La LPPR c’est aussi l’aggravation de l’Université à deux vitesses, pénalisant la plupart des étudiant·es et des personnels : quelques universités d’excellence très bien financées, avec des statuts dérogatoires et des primes, et des étudiants d’origine favorisée d’un côté ; un système universitaire délaissé, limité au niveau licence pour l’essentiel, avec des personnels toujours plus précaires, sans moyens pour mener de la recherche, pour la majorité des étudiants et étudiantes d’origine sociale populaire ou intermédiaire.

Notre lutte s’inscrit dans la défense du principe de solidarité et des services publics. Elle vise à défendre l’université comme lieu ouvert à tout·es. Pour une université critique des politiques néolibérales en son sein et dans l’ensemble de la société. Pour une recherche et un enseignement libres et indépendants des intérêts du marché. Créons des lieux et des outils pour produire des savoirs qui nous émancipent ! L’Assemblée Générale appelle à amplifier les luttes localement et au niveau national, pour étendre la mobilisation au sein de l’ESR et pour faire converger tou·tes celles et ceux qui luttent.

REVENDICATIONS Pour un service public de l’enseignement et de la recherche de qualité, l’assemblée générale du 2 décembre proposait les revendications suivantes :

– Pour une université gratuite et accessible à toutes et tous et une recherche scientifique publique au service de toutes et tous.

– Pour la titularisation de tout·es les précaires qui remplissent des fonctions pérennes au sein de l’ESR, quel que soit leur statut (doctorant·es, postdoctorant·es, contractuel·les, vacataires…) et pour un plan de recrutement massif de titulaires à la hauteur de l’augmentation du nombre d’étudiant·es et des besoins publics de recherche, en accord avec la plateforme de 2016 des précaires de l’ESR, à laquelle le mouvement souscrit.

– Pour la contractualisation des vacations, la mensualisation des paiements, le respect de la législation en vigueur et pour une véritable revalorisation des rémunérations.

– Pour la création massive de postes pérennes à la hauteur de la mission de service public que nous assurons. Contre la casse du statut de fonctionnaire (refus des CDI-chantier, des tenure track qui ouvrent la voie à la remise en cause des statuts de MCF et de CR) ; contre la dérégulation des carrières ; pour la revalorisation du point d’indice ; contre la modulation des services des enseignant·es-chercheur·ses, pour la réduction du temps de travail de l’ensemble des personnels de l’ESR.

– Pour la suppression de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et des autres outils de management néolibéral de l’université et de la recherche.

– Contre l’imposition du modèle de l’entreprise privée à l’ESR (et la concurrence généralisée et déloyale qui creuse les inégalités existantes et la précarisation de tous les personnels).

– Pour la mise en place de moyens effectifs de lutte contre toutes les discriminations.

– Pour la création de postes pour les candidat·es injustement déclassé·es aux concours CNRS des années précédentes, dont la situation illustre l’étendue de la précarité dans les métiers de la recherche, les tentatives d’imposer un pouvoir gestionnaire discrétionnaire au détriment de l’évaluation par les pairs et l’importance des discriminations subies tout au long des carrières dans l’ESR.

– Pour une véritable démocratie universitaire, contre l’augmentation du pouvoir gestionnaire des directions des universités et des établissements de recherche (refus du contournement des instances nationales d’évaluation par les pairs – CNU, Comité national du CNRS).

– Pour des mesures efficaces de lutte contre la précarité étudiante (revalorisation des bourses à court terme, création d’un salaire étudiant à moyen terme, création de logements étudiants salubres et à faible loyer, amélioration de l’accès à la médecine universitaire).

– Pour la réintégration des services sous-traités au sein de l’ESR (entretien, sécurité, restauration, accueil, services sociaux et de santé).

L’assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte du 14 décembre a voté ces revendications, et ajouté les suivantes :

– Pour la réouverture des sites universitaires fermés autoritairement depuis le 5 décembre.

– Pour la suppression du statut d’agent temporaire vacataire.

– Pour la suppression de la Conférence des présidents d’université (CPU).

– Contre l’augmentation du temps de travail des BIATSS et ITA.

– Pour la démission d’Antoine Petit, PDG du CNRS, et de Frédérique Vidal, ministre de l’ESR.

ACTIONS Depuis le début du mois de décembre, des luttes sont en cours partout en France. L’AG appelle à poursuivre les luttes localement et au niveau national, pour amplifier la mobilisation au sein de l’ESR et pour renforcer la solidarité avec tou·tes celles et ceux qui luttent.

Lors de l’AG, ont été adoptées au consensus les actions suivantes :

– Rendez-vous universités/recherche à quelques centaines de mètres de la manifestation mardi 17/12, pour se coordonner ensuite avec les collègues de l’Éducation nationale : à Paris, rendez-vous au jardin May Picqueray à 12h30 (94 bd Richard Lenoir, Paris 11e) avant de rejoindre ensuite le cortège commun IdF de la maternelle à la fac.

– Se joindre aux mobilisations interprofessionnelles et à tous les secteurs en lutte.

– Occuper des lieux dans les universités pour les ouvrir à toutes les luttes en cours.

– Demander des comptes aux président·es d’université et mettre en cause la responsabilité de la Conférence des président·es d’université.

– Reporter ou annuler les évènements scientifiques pendant la durée de la grève.

– Rejoindre la grève suivant diverses modalités en cette période d’examen (validation universelle/grève des examens/grève des corrections/rétention des notes) qui devront être coordonnées.

– Suspendre immédiatement le recrutement de vacataires en urgence pour le prochain semestre.

A été adopté à l’unanimité des présent·es le calendrier suivant :

– Se joindre à la mobilisation du 11 janvier 2020 « Blanquer Vidal, il faut les sortir ».

– Organiser un événement propre à l’ESR à la mi-janvier 2020.

– Organiser des États généraux de l’ESR les 1 et 2 février 2020.

– Construire un ultimatum pour la mi-février : à cette date, on arrête tout si on n’obtient pas satisfaction.

Établissements représentés : université d’Angers, université de Bordeaux, université de Bourgogne, Campus Condorcet, Cnam, UPEC, EHESS, ENS Ulm, ENS Jourdan, INSPE Paris, Lille, UPEM, Muséum d’histoire naturelle, université Paris Nanterre, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 3, université Paris-Descartes, université Paris Diderot, université Paris 8, université Paris 13, université Paris-Saclay, université Paris Sud, université de Poitiers, centre CNRS Pouchet, université de Rennes 2, Sorbonne Université, université de Tours, avec la participation de collègues enseignant·es également en BTS.

Participation de syndicalistes de la FERC CGT, du SNCS-FSU, du SNESUP, du SNTRS, de Sud Éducation, de Solidaires étudiant·es, de Sud Recherche EPST et de membres de Sauvons l’Université et Université Ouverte.