Union Intersyndicale - Université de Toulon

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lundi 30 mars 2020

Continuité de l’activité dans l’ESR : l’urgence est surtout sanitaire

Publié le lundi 16 mars 2020 sur https://www.sudeducation.org/Continuite-de-l-activite-dans-l-ESR-l-urgence-est-surtout-sanitaire.html

__Incohérence de l’action gouvernementale __La séquence qui s’est ouverte jeudi soir dernier avec l’allocution du Président de la République a été marquée par les incohérences et contradictions de l’action gouvernementale. Des présidences d’université ont cru pouvoir annoncer des fermetures d’université vendredi matin, avant d’être démenties en cours de journée par un Ministère déterminé à maintenir le personnel à son poste dans les établissements, au mépris du risque sanitaire aussi bien pour le personnel que pour le reste de la population lorsque la réduction des déplacements, réunions et contacts non-indispensables doit constituer la priorité. Finalement, dimanche dans l’après-midi, le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche a adressé des instructions aux directions et présidences des établissements, confirmant la fermeture de toutes les activités ouvertes au public et appelant à privilégier le télétravail. SUD éducation regrette que ces instructions aient été relayées très tardivement dans plusieurs établissements, prolongeant l’inquiétude de nombre de collègues craignant de se rendre dans leur établissement lundi 16 mars.

__Télétravail et crise sanitaire __SUD éducation s’inquiète ensuite de la préconisation, contenue dans les instructions ministérielle et mise en œuvre dans les établissements, de maintenir les activités d’administration, d’enseignement ou de recherche par le recours au télétravail. Lorsque les collègues ne disposent pas à leur domicile du matériel nécessaire (connexion internet, ordinateur, logiciels, etc), SUD éducation appelle les collègues à résister à toute pression à se rendre sur leur lieu de travail, et à user pleinement des instructions du Ministère qui précise qu’au cas où le télétravail ne serait pas possible, « les personnels pourront bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) ». SUD éducation rejette l’idée selon laquelle « les personnes contraintes de rester chez elles pour garder leurs enfants devront privilégier le télétravail » : le Ministère semble ignorer que la garde des enfants constitue une activité à temps plein, en ce sens incompatible avec la poursuite du travail. En ces temps de crise sanitaire qui amène à la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées, l’activité des personnels qui sont aussi parents ne saurait continuer comme si de rien n’était.

__L’enseignement à distance comme panacée ? __Pour l’ensemble des personnels, une mise en télétravail massive, sans préparation ni encadrement, ne peut que provoquer un surcroît de travail. C’est le cas aussi bien pour les activités d’administration que pour celles d’enseignement. Lorsqu’il est proposé dans des formations, l’enseignement à distance (EAD) fait l’objet d’une réflexion pédagogique approfondie et d’un long travail d’élaboration et de mise en place. Suggérer qu’une « continuité pédagogique » pourrait être assurée vis-à-vis de l’ensemble des étudiant-e-s par le recours à l’EAD ressort soit de l’ignorance, soit d’un mépris à l’égard de l’activité d’enseignement et des attentes des étudiant-e-s en matière de formation. Lorsque dans le courrier aux organisations syndicales qui accompagne les instructions, la Ministre écrit qu’elle souhaite que l’enseignement supérieur et la recherche puisse « rayonner, sous une forme numérique cette fois », il y a là une double indécence. La première indécence, c’est l’obstination du Ministère à maintenir les personnels attelé-e-s à leur travail à un moment où les priorités doivent aller à la santé de chacun-e, ainsi qu’à la garde et au soin des proches et des personnes vulnérables qui nous entourent. La seconde indécence, c’est l’opportunisme morbide qui point ici, puisque la numérisation des activités d’enseignement constitue une orientation forte de la politique du Ministère, comme les appels à projet « Nouveaux cursus à l’université » du PIA3 l’ont illustré ces dernières années. Loin d’être l’outil infaillible de la démocratisation des savoirs, le numérique peut renforcer les inégalités, a fortiori pendant la période qui s’ouvre avec la crise sanitaire présente : le télétravail des parents et l’EAD pour les enfants peut constituer une perspective réaliste pour une bourgeoisie qui universalise ses conditions matérielles d’existence ; elle l’est moins pour les familles qui devront se partager l’unique poste de travail disponible.

SUD éducation appelle les personnels à :

  • affirmer que la garde des enfants et personnes vulnérables n’est pas compatible avec la poursuite du travail ;
  • résister à toute pression à se rendre sur leur lieu de travail pour accomplir toute tâche qui peut être effectuée à distance ;
  • solliciter des autorisations spéciales d’absence lorsque les conditions du télétravail ne sont pas réunies ;
  • borner les temps de consultation des mails et surtout à bien informer les étudiant-e-s et hiérarchies que les réponses à leurs sollicitations ne seront pas immédiates : crise ou pas, le droit à la déconnexion des personnels doit être respecté ;
  • résister à la pression des directions et présidences d’établissement à assurer une « continuité pédagogique », lorsque l’urgence est sanitaire ;
  • ne pas se précipiter pour mettre en ligne des supports pédagogiques, mais conduire une réflexion collective sur les inégalités que le numérique peut renforcer et sur les conditions d’un enseignement à distance ;
  • porter une attention accrue à la situation des collègues et des étudiant-e-s les plus précarisé-e-s, en défendant le paiement des vacations prévues pendant la période de fermeture des universités, le maintien des contractuel-le-s en poste et le prolongement de la trêve hivernale dans les CROUS.

SUD Education - Solidaires / SUD Éducation Var / Union syndicale Solidaires Var Siège du syndicat / La Luciole / 36 rue Émile Vincent / 83000 Toulon

lundi 3 février 2020

Rien ne colle !

Doc_Solidaire_1

Doc_Solidaire_2

samedi 1 février 2020

Entrevue Sud éducation et Sud Recherche EPST avec Frédérique Vidal le 15 Janvier 2020

SUD éducation et SUD Recherche EPST ont été conviés à une rencontre avec Frédérique Vidal – ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ESRI) – mercredi 15 janvier à 18h30. Initialement invités « Dans le cadre des négociations sur la réforme des retraites », nous nous apprêtions à refuser de discuter d’un projet contre lequel nous sommes mobilisé-e-s et dont nous demandons le retrait. Mais le ministère a fait un correctif pour nous indiquer qu’il s’agirait de faire un point sur le chantier du projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). N’ayant aucune information quant aux arbitrages du ministère depuis la publication, en septembre 2019, des rapports des groupes de travail ad hoc 1, nous avons fait le choix de rencontrer la ministre dans le but d’obtenir des informations après avoir reçu l’assurance qu’aucun amalgame ne serait fait avec un système de retraites dont nous ne voulons pas. (Message ci-dessous)

Madame la Ministre, Nous avons bien reçu votre invitation à une réunion bilatérale le mercredi 15 janvier, 18h30. Nous nous sommes permis de la faire suivre à nos camarades de SUD Recherche EPST avec qui nous travaillons étroitement dans le cadre de l’union syndicale Solidaires et qui, nous semble-t-il, n’avaient pas été convié-e-s. Le message d’invitation indiquait que cette réunion se situerait « dans le cadre des négociations sur la réforme des retraites ». Vous ne pouvez ignorer que notre fédération, tout comme SUD Recherche EPST ou encore l’union syndicale Solidaires demandent le retrait du projet de transformation du système de retraite. Ce projet reste à nos yeux ni amendable, ni négociable. Aussi, nous refuserons toute discussion en lien avec une réforme que nous rejetons dans son ensemble. Cela ne veut bien évidemment pas dire que le statu quo nous satisfait. Nous pensons que d’autres voies d’amélioration du système actuel sont possibles. Par contre, à l’occasion d’un échange téléphonique, votre secrétariat nous a indiqué que les discussions porteraient sur le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). Les seuls éléments en notre possession concernant ce projet, à l’heure actuelle, sont les trois rapports des groupes de travail sur lesquels nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer notre total désaccord quant aux pistes proposées pour apporter des solutions au constat partagé des nombreux problèmes auxquels le service public d’enseignement supérieur et de recherche doit, aujourd’hui, faire face. Nous sommes toutefois disposé-e-s à prendre connaissance des orientations choisies par le ministère pour l’élaboration de ce projet de loi même si nous aurions préféré pouvoir en faire l’analyse avant de les discuter. Nous sommes donc disposé-e-s à venir échanger avec vous et à vous faire part de nos revendications concernant l’ESR ainsi que les femmes et les hommes qui le font vivre. Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame la Ministre, l’assurance de notre profond attachement à un service public d’enseignement supérieur et de recherche égalitaire et émancipateur. C’est dans son bureau que Frédérique Vidal, accompagnée de Pauline Pannier – Directrice adjointe de cabinet –, nous a accueilli pour nous faire un point rapide sur l’avancement du projet LPPR. Nous n’aurons aucune information concrète sur le prochain texte de loi. Le ministère est en phase de concertation avec le gouvernement sur les aspects techniques du projet. Les pistes abordées par la ministre se basent sur le contenu des rapports : Attractivité des carrières : la ministre a réaffirmé sa volonté que l’ensemble des métiers de l’ESR soit concerné. Le ministère travaille sur de nouveaux outils (tenure track, contrat de projet, CDI de mission…), il souhaite mettre l’accent sur la question des doctorant-e-s (comment attirer et garder les jeunes talents) et sécuriser à la fois l’accueil des étudiant-e-s étranger-e-s et l’éméritat. Des réflexions sont également engagées pour les personnels BIATSS ou encore pour simplifier les procédures administratives. Concernant la revalorisation du niveau des rémunérations, qualifié de « indécent » sinon « indigne » dans les rapports, la ministre nous a simplement rappelé qu’elle n’avait pas la possibilité de pouvoir augmenter le point d’indice de la fonction publique (dont nous venons d’apprendre qu’il sera gelé pour les deux années à venir). Les leviers restants seraient donc principalement l’indemnitaire (les primes) et, dans un second temps, l’indiciaire (le salaire), mais par modification des grilles. Elle nous a informé de sa volonté de travailler sur des mesures réglementaires concernant ces grilles indiciaires après le vote de la LPPR. Pour le financement : Après nous avoir fait part de son désir de redynamiser les financements de base, la ministre nous a indiqué que cela se ferait par le biais du renforcement du budget de l’ANR en se fixant comme double objectif, d’une part augmenter le taux de succès ; d’autre part de compléter les sommes allouées par l’ANR pour permettre par le mécanisme du préciput d’abonder les fonds propres des structures (laboratoires, établissements). Rien sur les crédits récurrents. Nous avons réagi pour expliquer que nous étions toujours dans le flou sur le projet du ministère et dans l’attente des arbitrages. Notre analyse se base sur le contenu des rapports, qui sont les seuls documents que nous ayons à l’heure actuelle. Si nous en partageons une grande partie des constats alarmants sur le service public de l’ESR dégradé et au bord de l’asphyxie, des carrières et des conditions de travail peu attractives, une précarité galopante, un manque de moyens évident... il nous semble que ces trois rapports ne proposent ni évaluation de l’impact des politiques publiques ni analyse sérieuse des causes qui font que nous en sommes arrivés là. Les préconisations proposent d’aller encore plus loin dans cette logique délétère. Des remèdes pires que le mal pour une prescription lourde de conséquences ! Concernant l’augmentation des financements sur appel à projet, même rebaptisés financements compétitifs, nous considérons ce mode de financement toxique pour de multiples raisons : la mise en concurrence de tou-te-s contre tou-te-s, il favorise la compétition plutôt que la collaboration, il génère de la précarité et ne permet pas de se projeter dans le moyen et encore moins le long terme. De plus, lié à l’évaluation, il a tendance à « arroser là où c’est déjà mouillé ». Nous avons insisté sur le fait que ceci ne résoudrait pas les problèmes des laboratoires moins dotés en ANR. Il nous semble essentiel que les crédits récurrents soient suffisants pour permettre à chacun-e de mener à bien ses projets de recherche. La communauté rejette à une immense majorité le financement sur appel à projet. Nous trouvons ce choix paradoxal alors même qu’aucune évaluation de l’impact de l’ANR n’a été réalisée malgré nos demandes. (La ministre nous assure qu’une telle évaluation sera prochainement disponible.) Sur le volet RH, difficile d’aborder tous les points de désaccord avec les pistes proposées dans les rapports, en gros : nous ne sommes pas du tout d’accord. Nous avons rappelé notre opposition à tout système de prime a fortiori quand il est injuste, individualisé. Les nouveaux outils RH innovants sont une multitude de dispositifs visant à précariser toujours plus l’ESR. Nous avons insisté sur le recours abusif aux « vacataires » qui n’est jamais abordé dans les rapports et la nécessité d’en faire un bilan complet pour mesurer l’ampleur du problème. Nous avons également parlé des recrutements aberrants pour les BIATSS, notamment les catégories C et B souvent surdiplômé-e-s ou encore de la faiblesse des rémunérations et de l’impact sur nos salaires de 10 années de gel du point d’indice. Nous avons aussi rappelé que nous nous étions opposés au protocole PPCR 2, notamment parce que les agent-e-s catégories B et surtout C avaient été largement oublié-e-s. Si le ministère n’a pas de marge de manœuvre pour modifier les grilles de ces agent-e-s qui sont communes à l’ensemble de la fonction publique, il est de sa responsabilité d’améliorer les carrières en augmentant les possibilités de promotion. Enfin, nous avons demandé si des ouvertures massives de postes de titulaires étaient prévues. La ministre a insisté sur le fait que la loi permettrait un schéma d’emploi à horizon 7 ou 10 ans, sans répondre clairement à notre question. Quant à la volonté de simplification, nous avons souligné que les lois successives (avec actuellement les établissements expérimentaux prévus par l’ordonnance de décembre 2018) changent sans cesse le fonctionnement de l’ESR, ce qui ne permet pas de se projeter dans l’avenir. Force est de reconnaître que notre système d’ESR tout comme notre quotidien au travail ont été rendus extrêmement complexes à grands coups de lois dites « de simplification ». Aussi, quand un-e ministre nous parle de simplification nous ne sommes pas vraiment rassuré-e-s. Comme Frédérique Vidal avait un autre rendez-vous, nous avons souhaité lui poser deux questions : La première concerne les interventions du Premier Ministre qui a tendance à associer le volet revalorisation de LPPR et les éventuels rattrapages qu’il faudrait opérer si la réforme des retraites passait pour garantir le niveau de pension des « enseignant-e-s et chercheur-e-s ». Nous rappelons que la ministre a toujours tenu à dissocier les deux chantiers de réformes et que, en même temps, sa volonté de revalorisation s’adressait à l’ensemble des personnels. Nous lui demandons d’en glisser un mot au premier ministre et de lui rappeler que nous ne voulons pas du projet de transformation du système des retraites. La ministre confirme qu’elle n’a changé de position ni sur le fait de dissocier LPPR des retraites ni sur celui de prendre en considération toutes les catégories de personnel. La seconde porte sur le calendrier parlementaire qui pourrait ne pas être tenu. La ministre nous a indiqué que le texte ne serait pas long, à peine quelques articles. Sa discussion pourrait se faire en seulement quelques jours et il est, de plus, jugé prioritaire par le gouvernement dans son ensemble. Le calendrier devrait ne poser aucun problème. Bilan : nous n’avons aucun élément concret nouveau. Nos demandes répétées de précisions sur les arbitrages n’ont pas reçu de réponse claire. Comme à l’accoutumé avec ce gouvernement, on dialogue dans le brouillard avec des gens qui savent où ils veulent aller mais se gardent bien de le dire. Le même dialogue faussé que d’habitude...

mardi 21 janvier 2020

Nous sommes majoritaires ! Continuons ensembles !

appel 24 janvier

lundi 4 novembre 2019

Rencontre avec Delevoye : SUD éducation dénonce les manœuvres d’enfumage du gouvernement sur les retraites

Rencontre avec Delevoye : SUD éducation dénonce les manœuvres d’enfumage du gouvernement sur les retraites Communiqué de la fédération SUD éducation

Publié le dimanche 27 octobre 2019 sur https://www.sudeducation.org/Rencontre-avec-Delevoye-SUD-education-denonce-les-manoeuvres-d-enfumage-du.html SUD éducation s’est rendue à une réunion le mercredi 23 octobre « dans le cadre de la préparation de la réforme des retraites ». Il s’agissait bel et bien d’une mascarade, le gouvernement par la voix de M. Delevoye nous indiquant d’emblée que l’objet de la réunion était d’expliquer aux organisations syndicales son projet de réforme des retraites.

Après un tour de table où SUD a confirmé qu’il serait bien dans la rue le 5 décembre, Delevoye a commencé par préciser qu’il s’agissait de mettre en place « un système universel de retraites » et non d’« une réforme ». Puis il a indiqué que la loi serait votée en 2020 mais ne rentrerait en vigueur qu’en 2025, ce qui traduit bien la fébrilité du gouvernement sur ce sujet. Une « longue et douce transition est prévue sur 15 ou 20 ans ».

Delevoye n’a absolument pas répondu aux inquiétudes de SUD éducation. Le ministre s’est montré en effet encore plus flou que dans son rapport. Pour rassurer les syndicats, son discours s’est réduit à demander de lui faire confiance et indiquer qu’après le vote de la loi, tout s’éclairera. En d’autres termes, il s’inquiète du processus de mobilisation. Il a également affirmé qu’il y aurait des ajustements.

Pour Delevoye, le point ne peut pas baisser car il est lié au salaire qui ne peut pas baisser.

Il y aurait une possibilité de correction après le vote de la loi avec la mise en place d’un système de médiation pour rectifier les éventuelles injustices. Cette réponse ne règle rien : en cas de crise, les capitalistes n’hésiteront pas un instant à faire baisser les salaires. Qui plus est, si les salaires augmentent moins vite que l’inflation, les pensionné-e-s y perdront beaucoup. Enfin, une simple loi permettrait de faire baisser la valeur du point.

Le Haut-commissaire aux Retraites a enfin indiqué qu’il ne maîtrise aucun des contours de son projet : il a confirmé qu’il est incapable de produire des simulations individuelles, les renvoyant à un an après le vote de la loi. Il a ajouté que les impacts négatifs de la loi ne seraient visibles que dans 10 ans (c’est-à-dire à l’application pleine et entière du dispositif).

Il s’agit bel et bien d’un projet au service des capitalistes et des fonds de pension, qui vise à nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus faibles. C’est inacceptable, et les manœuvres d’enfumage du gouvernement sont vaines.

Nous revendiquons : • une augmentation générale des salaires et des pensions ; • une pension calculée sur les 75 % du dernier meilleur indice dans la fonction publique ; • un âge de départ à la retraite après 37,5 annuités au maximum, et la prise en compte effective des conditions de travail dans l’âge de départ ; • une retraite égale dans les faits pour les hommes et les femmes.

POUR GAGNER, CONSTRUISONS L’AFFRONTEMENT Chacun-e sait qu’une journée de grève ne suffira pas à faire plier le gouvernement. Il s’agit dès à présent de construire un mouvement de grève reconductible et interprofessionnel d’ampleur. Pour cela : • dès à présent déposons des heures d’informations syndicales et des RIS, multiplions les tournées pour construire la mobilisation et nous préparer à reconduire, de manière unitaire avec les différentes organisations syndicales ; • dès le 5 décembre, dans les écoles et établissements, dans les villes et les départements, organisons des assemblées générales massives qui votent la reconduction de la grève pour le 6 décembre et les jours suivants ; • Dans le premier degré, nous appelons les personnels à déposer des déclarations d’intention de grève sur plusieurs jours ;

SUD éducation a déposé un

préavis de grève reconductible couvrant les personnels grévistes pour toute la période qui suit le 5 décembre.

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