Union Intersyndicale - Université de Toulon

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lundi 23 mars 2020

Plan de Continuité - Doc Ministère

Le pdf du PLAN DE CONTINUITE PEDAGOGIQUE du ministère : PlanDeContinuite.pdf Teh Texte

Quelques précautions tout de même : http://www.intersyndic-tln.fr/pages/Rappel-des-texte-en-p%C3%A9riode-de-COVID19

LPPR/ Des annonces en trompe-l’œil bien loin de la réalité de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le Président de la République vient d’annoncer, le 19 mars 2020, une augmentation du budget de la recherche de 5 Md€ sur dix ans représentant à ses yeux "un effort inédit" depuis 1945. Cette annonce faite en plein cœur d’une crise sanitaire majeure qui met les établissements face à une situation très tendue, notamment du point de vue de la protection des personnels et usagers et de la continuité du service public de l’ESR, pose de nombreuses questions.

Pour l'année budgétaire à venir, cela représenterait une augmentation de 400 millions d'euros a quant à elle précisé Frédérique Vidal.

Contrairement aux apparences, ces annonces ne font que reprendre certains engagements et sont loin de répondre aux besoins urgents que nous exprimons maintenant depuis des mois. Le financement public de l’ESR nécessite un investissement de 3 milliards d’€/an pendant 10 ans pour atteindre l’objectif de 1 % du PIB pour la recherche publique et 2 % du PIB pour l’enseignement supérieur. Nous sommes loin du compte.

Par ailleurs, ces annonces posent des problèmes de fond :

1/ la conversion récente du Président de la République et de son gouvernement à la défense du service public ne nous fait pas oublier les attaques multiples concernant la fonction publique contenues dans les rapports préparatoires au projet de LPPR et au-delà dans la loi de transformation de la fonction publique d'août 2019. Le SNESUP-FSU rappelle son attachement à un service public de l’ESR au service de l’intérêt général et qui permette l’accès et la réussite de tou·tes les étudiant·es ;

2/ le sursaut annoncé repose essentiellement dans un premier temps sur une augmentation du budget de l’ANR. Il ne mettra pas fin aux limites intrinsèques de la recherche sur projet dénoncées par la plupart de la communauté scientifique. Que la recherche publique sur les coronavirus ait été délaissée du fait des mécanismes de concurrence induits par la recherche sur projet devrait pourtant nous alerter sur les dysfonctionnements graves de notre système de recherche. Débloquer des fonds en urgence pour la recherche en "santé globale" et seulement à cause de l'urgence témoigne d'une incompréhension totale de la temporalité propre à la recherche scientifique fondamentale. Faudra-t-il attendre d'autres crises (environnementale, énergétique, alimentaire, sociale, démocratique, etc.) pour que d'autres champs de connaissance bénéficient des fonds nécessaires pour mener leurs recherches ?

Le SNESUP-FSU réaffirme la nécessité d’un financement pluriannuel reposant sur une augmentation significative des crédits de base de tous les laboratoires et non sur la généralisation des appels à projets ;

3/ l’urgence d’un plan massif d’emploi scientifique reste complètement absente des propositions alors qu’elle est au cœur des revendications de la communauté universitaire. 6000 emplois par an sur 10 ans, toutes catégories confondues, sont nécessaires pour mettre fin d’urgence à la politique de précarisation et le recours massif aux vacataires.

Face à la crise actuelle, la responsabilité de toutes et de tous est engagée. La nôtre, mais également celle du ministère qui ne peut se contenter d’annonces en trompe-l’œil. Nous attendons bien mieux.

SUD éducation soutient Framasoft, dont les serveurs ont été saturés par l’impréparation des ministères

Communiqué de presse Publié le jeudi 19 mars 2020 et modifié le vendredi 20 mars 2020

__L’improvisation autour de la mise en place de la « continuité pédagogique » n’aura pas échappé aux personnels et aux élèves et étudiant-e-s de l’Éducation Nationale,de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche . Elle n’a pas échappé non plus à l’association d’éducation populaire et de promotion du logiciel libre Framasoft, connue pour proposer des services en ligne (édition collaborative de documents, visioconférences, etc.) afin de « dégoogliser Internet », avec des alternatives fondées sur des logiciels libres et qui n’exploitent pas nos données à des fins commerciales ou policières. __ Le ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse et celui de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'innovation ont incité ces derniers jours les personnels enseignants et administratifs à utiliser massivement les services de Framasoft. Un trop grand nombre de connexions simultanées a entraîné une surcharge des serveurs et a contraint l’association à suspendre ses services.

Le ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse et la ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'innovation claironnaient “on est prêt” dans les media. Pourtant, au lieu de s’assurer que les infrastructures de l’enseignement national puissent supporter l’afflux soudain de connexions et d’utilisateur-trice-s, il et elle ont préféré renvoyer sur des initiatives privées et des associations. Cette attitude est révélatrice de l’idéologie libérale qui préside aux décisions des deux ministres.

La fédération SUD éducation apporte son soutien de longue date à Framasoft, notamment sur le plan financier, et dénonce fermement l’attitude irresponsable des deux ministères. SUD éducation exige la correction immédiate des consignes données aux personnels. Les ministères doivent déjà assurer la stabilité des outils existants et, si nécessaire, mettre en place des solutions hébergées par les ministères eux-mêmes, accessibles pour toutes et tous, et fondées sur des logiciels libres. Ces services n’auraient en aucun cas vocation à se substituer à l’enseignement en présentiel. Elle appelle à la vigilance concernant l’enseignement numérique à distance, qui accroît considérablement les inégalités scolaires et représente un cheval de Troie pour la suppression de postes d’enseignant-e-s à tous les niveaux d’enseignement.

mercredi 11 mars 2020

Grille Rémunération EC

https://www.snesup.fr/rubrique/remunerations

mercredi 4 mars 2020

L’université et la recherche s’arrêtent à compter du 5 mars :

Pour la défense du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR)

Pour défendre nos statuts, nos conditions de travail et pour des rémunérations à la hauteur !

L’université et la recherche s’arrêtent à compter du 5 mars :

Toutes et tous en grève !

Selon madame Frédérique Vidal, notre ministre, les personnels de l’ESR propageraient de "fausses nouvelles" sur le contenu de la Loi de Programmation Pluriannelle de la Recherche en préparation (LPPR). Dans une tribune publiée dans Le Monde, lundi 10 février 2020, elle en appelle à "un débat à la hauteur des enjeux" ! Mais comment débattre avec des personnes qui ne vous écoutent pas ? N’avons-nous pas exprimé nos revendications par de multiples canaux depuis de longs mois ? Et ces revendications ne sont-elles pas justement à la hauteur des enjeux ? Comment débattre avec un gouvernement qui ne répond aux revendications que par la répression, dans la rue, dans les universités et jusque dans l’enceinte même des lycées ?

Quant au fond et au cadre de la LPPR, les préconisations issues des 3 groupes de travail constitués par le ministère sont claires : elles prônent les recrutements précaires, des augmentations de budget considérables pour l'ANR, mais pas de crédits pour le soutien de base des laboratoires ! Toutes les mesures sont préconisées sous couvert d’excellence. Citons une des mesures les plus dévastatrices de ce projet de loi : le recours accru au recrutement de contractuel-le-s, à tous les niveaux. La précarité sera encore aggravée particulièrement avec la création du contrat de projet, contrat non transformable en CDI qui n’offre aucune garantie et peut être rompu à tout moment au bon vouloir de l’employeur ; un contrat qui instaure de fait la précarité à vie, car cette précarité est déjà présente tout au long des études avec des montants de bourses trop faibles, des loyers en cité U trop élevés, un manque de personnel de santé au CROUS. En s’attaquant au statut de la fonction publique et à l’égalité d’accès aux emplois publics, ce projet de loi menace les garanties fondamentales de neutralité, de continuité, de compétence et d’indépendance nécessaires à un service public de qualité accessible à toutes et tous sur l’ensemble du territoire.

Ces attaques contre les statuts vont de pair avec les lois de transformation de l’action publique et de casse des systèmes de retraites. Le gouvernement lui-même fait le lien, en écrivant que la LPPR compensera les baisses de nos pensions de retraite, ce que le Conseil d’État a d’ailleurs « retoqué ». En admettant possible ce principe de « vase communiquant », le montant des financements envisagés pour les mesures salariales de la LPPR est ridicule par rapport au montant que l’État compte économiser par la baisse de la « cotisation » employeur de financement des retraites des fonctionnaires ! Pas étonnant, donc, que les revalorisations annoncées soient ridicules, concernent le régime indemnitaire (les primes), ou ne partent pas de la situation actuelle (cas du salaire des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs à l’embauche).

En résumé, la LPPR est une loi pour piloter la recherche grâce à une attribution discrétionnaire et inégalitaire de l’argent fléché sur des projets. L’emploi ne sera développé que sous la forme de postes précaires. Les personnels de la recherche et les équipes seront captifs, soumis envers la hiérarchie et contraints par les appels à projets. Cette loi s’inscrit aussi dans le cadre des politiques de site qui réduisent les politiques scientifiques nationales des organismes de recherche en matière de recrutement et de financement. C’est un coup décisif contre les libertés académiques qui se prépare.

Depuis deux mois, les personnels de l'ESR font grève et manifestent aux côtés des autres salariés du public et du privé pour le retrait du projet de réforme des retraites visant à remplacer le calcul de la pension sur les 6 derniers mois par un système par points intégrant les rémunérations les plus faibles perçues en début de carrière. Malgré les promesses à bon compte formulées par Mme Vidal sur une augmentation possible - et liée pour partie à la "performance"- des primes dans le cadre de la LPPR, les personnels perçoivent que c'est une baisse considérable des pensions qui leur est ainsi promise. Une coordination nationale des facs et laboratoires en luttes s’est tenue les 1er et 2 février 2020 : elle appelle à renforcer la mobilisation avec comme objectif particulier, l’arrêt de l’université et de la recherche à compter du 5 mars. Elle appelle à des Assemblées générales pour discuter de ses propositions et pour mandater des délégués pour une 2ème coordination nationale qui se tiendra les 6 et 7 mars. Dans ce cadre, tous ensemble nous exigeons :

· L’arrêt immédiat de la répression et notamment des violences policières et des gardes à vue ;

· le retrait du projet de loi sur les retraites, attaque frontale contre le statut ;

· l’abandon de ce projet de loi LPPR et l’ouverture de véritables négociations pour la satisfaction des revendications largement exprimées par la communauté scientifique ;

· une augmentation du budget de la recherche publique de 1 milliard d’euros par an pendant dix ans pour atteindre 1% du produit intérieur brut (PIB) de dépenses publiques de recherche et développement ;

· un plan pluriannuel de création d’emplois de fonctionnaires, enseignant-e-s-chercheur-e-s, chercheur-e-s, ingénieur-e-s , technicien-ne-s, personnels de bibliothèques et administratifve-s à hauteur de 6 000 créations par an pendant 10 ans ; et dès à présent, le dégel de tous les emplois vacants ;

· une revalorisation significative des salaires ainsi que le dégel du point d’indice et un rattrapage en nombre de points du pouvoir d’achat perdu depuis 2010 ;

· la fin à la précarité dans l’ESR par la mise en œuvre d’un plan de titularisation des contractuelle-s et vacataires et l’arrêt des recrutements massifs de vacataires, payés sous le SMIC ;

· l’arrêt de l’externalisation et de la privatisation des fonctions supports ;

· un enseignement supérieur public, gratuit ouvert à toutes et à tous et le retrait du décret qui instaure la hausse des droits d’inscription pour les étudiants non communautaires ;

· la revalorisation des bourses, la baisse des loyers en cité universitaire, le recrutement de personnels de santé par le CROUS pour à terme mettre fin à la précarité étudiante.

Nous, organisations syndicales des salarié.e.s, syndicats et associations étudiantes de l’ESR signataires, appelons à organiser des AG à tous les niveaux, dans les labos, les unités, les services, les UFR, pour débattre et voter sur la question de la grève, notamment dans le cadre proposé autour de l’objectif « l’université et la recherche s’arrêtent à partir du 5 mars 2020 » ainsi que des suites à construire. Nous appelons aussi à soutenir toutes les mobilisations notamment le 8 mars (Journée internationale des femmes) et les 13 et 14 mars (Journée internationale pour le climat) jusqu'à l'abandon des projets de loi précités et pour un plan pluriannuel de programmation de la recherche qui réponde aux revendications des personnels de l’ESR, et qui leur rende des moyens et des conditions de travail de qualité.

SIGNATAIRES : FO-ESR, SUD RECHERCHE EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SOLIDAIRES ETUDIANT·E·S, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, CGT-FERC SUP, SNTRS-CGT, CGT-INRA, L’ALTERNATIVE, UNEF, ANCMSP, FACS ET LABOS EN LUTTE.

Pour ne plus recevoir les messages des Listes syndicales sud-recherche-epst, cliquez sur ce lien : https://listes.services.cnrs.fr/wws/family_signoff_request/sud-recherche-epst/stephane.mounier%40mio.osupytheas.fr

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